Étendages, rituel artistique ou art en propre ?


Étendages rituel attache sur la corde le linge dé-taché et on détache ensuite le linge attaché attache sur la corde le linge dé-taché et on détache ensuite le linge attaché... on recommence
Le décrochage et le renouvellement ritualisé de l'étendage caractérisent aussi cet art qui affiche sa variété et son caractère propre... dans les limites de la propriété.


Tant de monde suivant la routinière nécessité, se retrouve à l'étendage, sans prêter d'attention soutenue aux dimensions esthétiques et artistiques apportées par l'air du temps, au delà de la blancheur éclatante ou de couleurs retrouvées, porteuses d'un espoir de renouveau et d'une vie plus légère à venir, issus d'un art de vivre.
Manifestation fugace régulière d'une vie cachée qui se montre au passage, son installation renouvelle une présence ordonnée avec un art éphémère animé par les caprices du temps présent.

Le linge sans taches est attaché sur la corde avant d'être détaché et à nouveau à la tâche, porté à être taché et ensuite dé-taché, pour se retrouver encore atttaché à la corde d'un coté et libre d'un autre, puis détaché ensuite...
L'accrochage et le décrochage renouvellent aussi le retour rituel de l'étendage, tenu d'un bord, libre à l'opposé, et cet art affiche sa variété dans ses limites et son caractère propre... dans les limites de la propriété.

Après l'épreuve du lavage, pour du linge étendu lessivé mouillé essoré pesant suspendu inerte à une corde déprimée, est-ce la suite d'un rituel thérapeutique, pour retrouver la légèreté virevoltante de sa forme ranimée ?

jusqu'à la limite de sa liberté qui finit là où commence celle des autres – sauf dans l’intimité où elle s’étend et réciproquement aux limites de l’autre épris - une entente partagée avec le vis à vis dans l’espace des rues étroites niçoises ou napolitaines ou à Burano

L’accrochage signe une nouvelle exposition ouverte au regard public.

Lieux : - Rodrigues - Vénétie - Provence